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Pour La Paix: Les Femmes À La Une
Par Gisèle Adissoda Da-Matha
Un forum pour la paix organisé par le Comité Africain
des Femmes pour la paix et le développement s'est tenu
mardi dernier dans le cadre des activités parallèles
a la 6e Conférence Régionale Africaine.
Placé sous le haut patronage de Madame Obansanjo, première
dame du Nigeria et dirigé par la présidente dudit comité,
la vice-présidente de l'Ouganda, Dr Specioza Kabwe,
le forum a connu une forte participation des délégués.
Dans un long discours très engagé, la présidente du
comité a plaidé pour la paix en Afrique en passant au
peigne fin les entraves des guerres et des divers conflits
aux efforts de développement sur le continent. La paix
et le développement sont très liés. Il n'y a pas de
développement sans paix et aucune paix ne peut être
durable si elle n'est pas soutenue par le développement.
Mais le développement n'est pas seulement menacé par
la guerre. La pandémie du SIDA, la mondialisation de
l'économie sont autant de phénomènes qui inquiètent
les Africains et plus particulièrement les femmes.
Et face à cette situation, les cibles les plus menacées
sont les femmes et les enfants.
Les témoignages de Amina Aden refugiée de Somalie,
Roselyn Macakie de Sierra Leone et Eugénie Banidjaco
du Burundi ont été des exemples poignants des conséquences
néfastes de la guerre sur les familles, les femmes et
les nations concernées.
C'est la raison pour laquelle, le vice-président du
comité africain des femmes pour la paix a interpellé
les Etats africains pour qu'ils cessent de dilapider
nos maigres ressources nationales dans l'achat d'armes
de destruction massive.
Le 21e siècle doit être celui de la paix et le flambeau
de la paix remis à Madame Obansanjo s'inscrit dans cette
perspective.
Une responsabilité est un symbole pour la first lady
qui a pour mission de servir d'intermédiaires entre
les femmes africaines et les chefs d'Etats africains
à travers son époux. Prenant la parole au cours de cette
cérémonie, Mme Obansanjo a pris l'engagement d'assurer
cette lourde responsabilité, marque de confiance et
de considération pour elle et le Nigeria.
Mais avant, elle a lancé un appel pressant aux épouses,
sœurs, mères, filles et mères de rebelles et de tous
ceux qui sont à la base des conflits dont les causes
ne sont pas toujours objectifs ou apparents pour qu'elles
sensibilisent les leurs. Car ce que les conseillers
et autres ne peuvent dire à l'autorité supérieure de
peur de réactions négatives en leur faveur, peuvent
l'être pour l'épouse, la mère, ou la fille.
Quant au Secrétaire général adjoint de l'OUA représentant
M. Salim Salim empêché, il a réitèré la volonté de l'institution
panafricaine d''associer plus étroitement les femmes
africaines au processus de paix. "Si la guerre est souvent
l'affaire des hommes, la paix est plutôt celle des femmes."
Cette manifestation vedette de la soirée s'est achevée
par la lecture de trois motions au nom des ONG présentes
à Adis Abeba. Il s'agit d'une motion au sujet des conflits
et violence en Afrique, d'une autre au regard des phénomènes
des enfants soldats et d'une troisième sur le moratoire
africain sur les armes légères.
Ce forum a été l'occasion pour le comité des femmes
africaines pour la paix et de développement de recommander
la candidature du Dr Miriam K. Were, une africaine au
poste de directeur général de l'UNIFEM lors du prochain
changement.
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Les Femmes D'afrique
Centrale Initient Une Petition Pour L'arret Definitif
Des Conflits
Par Nana Rosine Ngangoue
Les associations de femmes et ONGs, des pays d'Afrique
centrale ont initié une pétition demandant l'arrêt immédiat
et définitif des conflits qui minent cette régions.
La pétition qui est étendue à toutes les associations
et délégations présentes à la sixième conférence régionale
africaine sur les femmes a été rendue publique lors
d'un caucus sur le rôle des femmes de l'Afrique centrale
dans la résolution et la gestion des conflits pour une
paix durable au 3è millénaire.
Le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du
Congo, le Rwanda, le Burundi, le Tchad, la Centrafrique,
le Congo Brazzaville et l'Angola sont les principaux
pays d'Afrique centrale qui sont impliqués d'une manière
directe ou indirecte dans des conflits fratricides ou
Inter-Etats.
"Nous exprimons notre profonde préoccupation par rapport
à ces conflits armés qui opposent nos pères, époux,
frères et fils des pays africains", indique la pétition.
Les femmes disent rêver d'une vie paisible dans une
Afrique prospère. "Chaque goutte de sang qui coule sur
le sol africain causant une perte d'un membre de la
grande famille africaine, affecte toutes les femmes
africaines, car elles connaissent la valeur de la vie
puisqu'elles la donnent'', lit-on dans la pétition.
Les femmes africaines en appellent à l'arrêt de la
guerre fratricide afin que les familles et les communautés
des pays en guerre puissent célébrer les fêtes de cette
année et entamer l'an 2000 dans la concorde et la réconciliation.
Elles incitent les gouvernements à signer des accords
de paix et à assurer leur mise en œuvre etsollicitent
l'instauration d'un cadre de dialogue, de concorde et
de réconciliation où les femmes sont impliquées.
Le caucus des femmes d'Afrique centrale a abordé la
question des enfants soldats qui sont enrôlés ou utilisés
comme espions dans des situations de conflit. Il a été
recommandé d'attaquer la cause qui produit ces enfants
soldats, à savoir les guerres, avant de s'appesantir
sur l'épineuse question de leur démobilisation ou réinsertion
dans la société.
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