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Les Femmes Exigent La Paix
(Flame/Flamme, 25/11/99)
Forum Pour La Paix: Les Femmes À La Une

Par Gisèle Adissoda Da-Matha

Un forum pour la paix organisé par le Comité Africain des Femmes pour la paix et le développement s'est tenu mardi dernier dans le cadre des activités parallèles a la 6e Conférence Régionale Africaine.

Placé sous le haut patronage de Madame Obansanjo, première dame du Nigeria et dirigé par la présidente dudit comité, la vice-présidente de l'Ouganda, Dr Specioza Kabwe, le forum a connu une forte participation des délégués.

Dans un long discours très engagé, la présidente du comité a plaidé pour la paix en Afrique en passant au peigne fin les entraves des guerres et des divers conflits aux efforts de développement sur le continent. La paix et le développement sont très liés. Il n'y a pas de développement sans paix et aucune paix ne peut être durable si elle n'est pas soutenue par le développement. Mais le développement n'est pas seulement menacé par la guerre. La pandémie du SIDA, la mondialisation de l'économie sont autant de phénomènes qui inquiètent les Africains et plus particulièrement les femmes.

Et face à cette situation, les cibles les plus menacées sont les femmes et les enfants.

Les témoignages de Amina Aden refugiée de Somalie, Roselyn Macakie de Sierra Leone et Eugénie Banidjaco du Burundi ont été des exemples poignants des conséquences néfastes de la guerre sur les familles, les femmes et les nations concernées.

C'est la raison pour laquelle, le vice-président du comité africain des femmes pour la paix a interpellé les Etats africains pour qu'ils cessent de dilapider nos maigres ressources nationales dans l'achat d'armes de destruction massive.

Le 21e siècle doit être celui de la paix et le flambeau de la paix remis à Madame Obansanjo s'inscrit dans cette perspective.

Une responsabilité est un symbole pour la first lady qui a pour mission de servir d'intermédiaires entre les femmes africaines et les chefs d'Etats africains à travers son époux. Prenant la parole au cours de cette cérémonie, Mme Obansanjo a pris l'engagement d'assurer cette lourde responsabilité, marque de confiance et de considération pour elle et le Nigeria.

Mais avant, elle a lancé un appel pressant aux épouses, sœurs, mères, filles et mères de rebelles et de tous ceux qui sont à la base des conflits dont les causes ne sont pas toujours objectifs ou apparents pour qu'elles sensibilisent les leurs. Car ce que les conseillers et autres ne peuvent dire à l'autorité supérieure de peur de réactions négatives en leur faveur, peuvent l'être pour l'épouse, la mère, ou la fille.

Quant au Secrétaire général adjoint de l'OUA représentant M. Salim Salim empêché, il a réitèré la volonté de l'institution panafricaine d''associer plus étroitement les femmes africaines au processus de paix. "Si la guerre est souvent l'affaire des hommes, la paix est plutôt celle des femmes."

Cette manifestation vedette de la soirée s'est achevée par la lecture de trois motions au nom des ONG présentes à Adis Abeba. Il s'agit d'une motion au sujet des conflits et violence en Afrique, d'une autre au regard des phénomènes des enfants soldats et d'une troisième sur le moratoire africain sur les armes légères.

Ce forum a été l'occasion pour le comité des femmes africaines pour la paix et de développement de recommander la candidature du Dr Miriam K. Were, une africaine au poste de directeur général de l'UNIFEM lors du prochain changement.

Les Femmes D'afrique Centrale Initient Une Petition Pour L'arret Definitif Des Conflits

Par Nana Rosine Ngangoue

Les associations de femmes et ONGs, des pays d'Afrique centrale ont initié une pétition demandant l'arrêt immédiat et définitif des conflits qui minent cette régions.

La pétition qui est étendue à toutes les associations et délégations présentes à la sixième conférence régionale africaine sur les femmes a été rendue publique lors d'un caucus sur le rôle des femmes de l'Afrique centrale dans la résolution et la gestion des conflits pour une paix durable au 3è millénaire.

Le Cameroun, le Gabon, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi, le Tchad, la Centrafrique, le Congo Brazzaville et l'Angola sont les principaux pays d'Afrique centrale qui sont impliqués d'une manière directe ou indirecte dans des conflits fratricides ou Inter-Etats.

"Nous exprimons notre profonde préoccupation par rapport à ces conflits armés qui opposent nos pères, époux, frères et fils des pays africains", indique la pétition. Les femmes disent rêver d'une vie paisible dans une Afrique prospère. "Chaque goutte de sang qui coule sur le sol africain causant une perte d'un membre de la grande famille africaine, affecte toutes les femmes africaines, car elles connaissent la valeur de la vie puisqu'elles la donnent'', lit-on dans la pétition.

Les femmes africaines en appellent à l'arrêt de la guerre fratricide afin que les familles et les communautés des pays en guerre puissent célébrer les fêtes de cette année et entamer l'an 2000 dans la concorde et la réconciliation. Elles incitent les gouvernements à signer des accords de paix et à assurer leur mise en œuvre etsollicitent l'instauration d'un cadre de dialogue, de concorde et de réconciliation où les femmes sont impliquées.

Le caucus des femmes d'Afrique centrale a abordé la question des enfants soldats qui sont enrôlés ou utilisés comme espions dans des situations de conflit. Il a été recommandé d'attaquer la cause qui produit ces enfants soldats, à savoir les guerres, avant de s'appesantir sur l'épineuse question de leur démobilisation ou réinsertion dans la société.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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